Guilde de Djaul - Night Fate
 
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 Night Fate

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Dev'
Cap'tain des Night
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MessageSujet: Night Fate   Mer 11 Mai - 21:34

Night Fate

Chapitre 1

C’était une belle matinée de printemps du mois de Maisal, il y a trois ans de cela, qu’eut lieu notre première rencontre. Je buvais tranquillement une bière à la seule taverne potable d’Astrub quand j’ai entendu cette rumeur qui disait qu’une formidable créature se cachait dans les Montagnes et qu’elle protégeait un trésor encore plus extraordinaire. Cela sentait l’aventure à plein nez, aussi n’ai-je pas hésité un instant à abandonner ma choppe. Un combat épique, une victoire triomphante, voilà ce que j’avais en tête ! J’empoignais mon épée et mon armure avant de filer jusqu’au Zaap vers les Montagnes d’Amakna.

Là, j’ai vite fait d’enrôler un jeune gaillard qui avait l’air de s’ennuyer ferme, le pauvre. Ce disciple d’Ecaflip jouait tout seul aux cartes sur une corniche quand je l’ai hélé. « Une bagarre ? » qu’il disait, « qu’est-ce que j’y gagne ? ». Diplomate, je lui ai clairement expliqué que la créature que je cherchais était gardienne d’un grand trésor, et que je serais plus que disposé à partager le butin avec mes équipiers. Immédiatement, ses yeux se mirent à briller, j’avais touché dans le mille. Pour appâter Enutrof et Ecaflip, rien ne vaut quelques kamas !

Ce félin répondait au doux nom d’Ilthorn. Ce n’était pas le genre de chacha à ronronner, mais plutôt à ronchonner. Ce bougre avait le langage rude et le caractère emporté d’un vétéran de guerre. A se demander qui l’avait élevé ! Mais dans le fond, il n’était pas si méchant, j’en étais persuadé. Il avait le mérite d’être franc, ce qui cachait certainement un sens aiguisé de la justice. Il ferait même un très bon compagnon si seulement il n’était pas si… comment appeler ce comportement ? Ah oui, il était maladroit.

Je regardais Ilthorn faire de grands gestes envers une disciple de Sadida qui venait d’émerger du Zaap.
- Eh, ma jolie ! l’appela-t-il. Viens par ici, on aurait besoin d’aide !
Par curiosité, elle approcha, mais la méfiance se lisait dans toute sa stature. La tension de ses épaules faisait penser qu’elle était prête à frapper au premier coup de travers. Hmm, intéressant : elle avait tout d’une guerrière.
- Que se passe-t-il ? demanda-t-elle d’une voix mélodieuse.
- Et bien, vois-tu, joli cœur, moi et ce Iop là-bas – d’ailleurs, comment tu t’appelles, Cap’tain ?
- Dev, lui répondis-je simplement, curieux de savoir comment cette discussion allait se finir.
- Alors Dev et moi n’allons pas tarder à partir pour une aventure digne de ce nom. Mais on aurait bien besoin d’un petit coup de main, un peu de compagnie… Tu comprends ?
- Qu’essayez-vous de dire exactement ? demanda-elle, suspicieuse.

J’avais moi-même peur de comprendre… Ca allait mal se finir, il fallait que j’intervienne avant qu’Ilthorn n’ouvre la bouche ! Trop tard.
- C’est vrai que tes formes harmonieuses pourraient nous déstabiliser au combat, mais l’ennemi aussi serait baba de voir une si belle poit…

Il n’eut pas le temps de finir qu’un coup de bâton le plia en deux. La Sadida, pleine de rage, invoqua une ronce maléfique pour punir cet affront et la lança vivement à la manière d’un fouet vers le visage d’Ilthorn. Ni d’une, ni de deux, j’intervins à temps pour intercepter la ronce avec mon épée. Même ce bougre ne méritait pas de finir défiguré par une femme offensée…

Quelque minutes et excuses plus tard, le conflit était réglé. La Sadida vexée s’en alla, la tête haute, et Ilthorn se mit à marmonner quelque chose à propos de « furies » et d’ « absence de sens de l’humour ». J’étais soulagé, mais ça ne réglait pas notre problème. Je doutais qu’à deux nous puissions réussir à abattre la bête recherchée.

C’est alors qu’une voix incertaine interrompit mes pensées.
- Excusez-moi, messieurs.


------


J’étais encore en train de râler contre la furibonde aux ronces – c’est qu’elle m’avait frappée fort, cette harpie ! – quand un bonhomme s’est approché de nous. Le gars ne m’arrivait qu’à la taille et était recouvert de bandelettes, si bien qu’on ne voyait même pas son visage. Soit il avait été écrasé par un troupeau de sanglier, soit on avait bien affaire à un disciple Xelor !

Ces gens-là étaient dangereux et étranges. Je ne les aimais pas trop. Vous vous rendez compte que d’un seul mouvement de main, ils sont capables d’arrêter le temps ? Brr, rien que d’y penser, ça me file les chocottes. Un tel pouvoir entre les mains d’une si petite créature ?

- Qu’est-ce que tu veux, bonhomme ? lui-demandais-je, bourru. Le gamin vacilla en entendant ma voix.
- Je cherche à traverser les Montagnes, expliqua-t-il, peu assuré. On m’a dit qu’une route passait par les cols mais je ne sais pas trop par où je dois passer… Est-ce que vous pourriez m’indiquer le chemin ?

Hola, le petit avait l’air plus trouillard qu’une pucelle le jour de son mariage ! C’est ça, un terrible Xelor ? Ha ! Il avait l’air pathétique ! Je le regardais de haut en bas : malingre, fragile, il tremblait presque sous mon observation. Mais il y avait ce quelque chose dans son regard qui retint mon attention.

- Hep, Dev ! interpellai-je mon compagnon. Tu connais la route qui traverse les Montagnes vers les plaines d’Amakna ?
- Oui, bien sûr, mais les cols sont infestés de nids de Kwakere. Sans compter les Craqueleurs qui jouent à cache-cache avec les rochers. Ca ira pour toi, petit, si tu traverses seul ?

Le Xelor n’avait pas l’air rassuré du tout, mais encore une fois, la flamme dans son regard s’alluma. Il était décidé.
- Je suis obligé de traverser, j’ai rendez-vous.

Dev prit un air pensif. Il était bizarre pour un Iop, vraiment bizarre. Loin des gars bourrus et agressifs que j’avais l’habitude de croiser. Mon regard se porta à nouveau vers le jeune Xelor.
- Et bien c’est décidé, nous t’accompagnons ! m’exclamai-je tout à coup, sans savoir quelle mouche me piquait.
- Euh, tu es sûr de toi ? demanda Dev, inquiet.
- Mais oui, mais oui, assurai-je avec un grand sourire. Il n’aura qu’à venir avec nous dans l’antre de la bête, et une fois le combat terminé on l’amènera jusqu’à Amakna. C’est pas plus compliqué que ça !
- Combat ? Bête ? s’étrangla le Xelor, incrédule.
- Oui, ce sera pour nous remercier de t’accompagner. Tu n’auras qu’à nous aider à vaincre le monstre, et en plus on te donnera une part du trésor !
- Il sait combattre au moins ? requit Dev en haussant un sourcil.
- Bah, regarde le marteau dans son dos : vu la taille, il faut bien que le gaillard cache quelques beaux muscles sous ses bandelettes ! Allez, c’est décidé, on y va !


-----


Ni le Iop, ni moi-même n’eurent le temps de protester. L’exubérant Ecaflip nous avait pris de court et était déjà à deux-cent mètres. A côté de moi, le Iop secouait la tête d’un air désolé. Dans quoi m’étais-je encore fourré…

- Au fait, comment tu t’appelles ? me demanda-t-il alors qu’on tentait de rattraper le félon félin.
- Zordor.
- Et bien, Zordor, bienvenue dans cette aventure ! Je suis Dev, et l’autre fou se nomme Ilthorn.

Je n’en revenais toujours pas de m’être laissé entraîner aussi facilement dans ce qui était très certainement une dangereuse entreprise. Un frisson me parcourut en pensant au « monstre » qu’évoquait l’Ecaflip plus tôt.
- Cette aventure consiste en quoi, exactement ?
- J’ai entendu dire que le Dragon Cochon gardait un fabuleux trésor dans le fond de sa caverne. Bon, il faudra très certainement battre le gardien avant, mais ça m’a l’air d’une formidable opportunité de tester ma nouvelle épée ! expliqua Dev avec enthousiasme.

Est-ce que j’avais bien entendu ? Ces deux cinglés étaient bien partis à la recherche du célèbre Dragon Cochon ?? Etaient-ils fous ? Même une équipe entière aurait du mal à venir à bout de ce monstre : que pourrait-on faire à trois ?! J’étais bien décidé à leur dire ma façon de penser et à faire demi-tour quand je me rendis compte que nous étions déjà face à l’entrée de la caverne.

Je sentis mes pieds flancher alors que j’attrapais mon marteau, les mains tremblantes. Dev avait un air un peu trop réjoui pour la situation, tandis qu’Ilthorn tentait de percer les ténèbres avec ses yeux félins.

- Hep ! C’est quoi ce truc bleu, qui brille là-bas ? On dirait un œuf de tofu, mais éclairé de l’intérieur, s’exclama l’Ecaflip en montrant le fond de la Grotte.
- Ca, mes amis, c’est un Dofus, un vrai ! exulta Dev, triomphant. Il est si proche, peut-être que nous pourrons le prendre simplement…

Les deux idiots faisaient trop de bruit, beaucoup trop de bruit. S’il y avait un dofus ici, si facile à voir, c’était que le gardien devait être d’une puissance phénoménale, et il ne valait mieux pas le réveiller ! Ne se servaient-ils donc pas de leur cervelle ? J’entendis comme un battement d’ailes, étouffé par le chahut de la conversation de mes acolytes.

- CHUT, intimai-je aux deux autres. Ecoutez !
- Pourquoi ça ? Il n’y a personne dans le coin, j’ai déjà vérifié ! Tout ce que nous avons à faire c’est de prendre le dof… dit Ilthorn en faisant un pas dans la caverne.
- NON ! m’écriai-je. C’est un piège !

Le battement d’ailes se fit plus pressant, avant de cesser tout à coup. Une masse énorme tomba au sol juste au seuil de la caverne, dans un bruit épouvantable et un impressionnant nuage de poussière. Un gigantesque monstre sortit de la caverne, en nous fixant d’un air furieux. Des yeux rouges, des défenses acérées, un corps moitié pourceau, moitié saurien. Pas de doute, le Dragon Cochon venait défendre son butin.

C’était trop tard pour courir, maintenant.


Dernière édition par Dev' le Mer 11 Mai - 21:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Night Fate   Mer 11 Mai - 21:38

Chapitre 2

J’ai reçu le message de Dev un jour de Novamaire, plusieurs mois après notre rencontre. Il disait que c’était urgent et qu’il avait besoin de notre aide. Je ne savais pas encore à quel point… Recevoir un message de sa part me ramenait au jour du combat contre le terrible Dragon Cochon. Jamais encore je n’avais eu aussi peur, pas seulement pour ma vie, mais pour celle de mes compagnons. Un frémissement incertain courut le long de mon échine à cette pensée.

J’ai immédiatement répondu à son appel, bien sûr. Comment aurai-je pu refuser d’aider cet homme après ce que nous avions vécu dans la caverne, là-bas ?

Quand je suis arrivé au lieu de rendez-vous, dans une taverne réputée de Bonta, j’ai tout de suite remarqué Ilthorn. Cet Ecaflip bourru mais au cœur plus grand que la cité dans laquelle je me trouvais m’avait manqué, je m’en rendais seulement compte en cet instant.

- Hola, l’ami ! me salua-t-il. Tu prends une bière ?

J’acceptais volontiers. Pendant quelques temps, nous avons devisé de tout et de rien, en attendant Dev. Il était en retard, ce bougre ! « Sûrement une panne d’oreiller » plaisanta Ilthorn. Je n’en étais pas si sûr, le message de notre compagnon Iop semblait pressant et appelait à une aventure folle et dangereuse, je le sentais. En temps normal, j’aurais fui une telle folie, mais avec ces deux-là, on était jamais sûr de rien.

Soudain, la porte de la taverne s’ouvrit, laissant passer un gaillard à la haute stature. Notre bon vieux Dev arrivait enfin. Seulement, il n’avait pas le sourire aux lèvres et son air grave me fit songer que le pire était encore à venir. En s’asseyant à notre table, il jeta une lettre avec dédain.

- Qu’est ce que c’est ? demanda Ilthorn avec curiosité.
- Un ordre de mission, répliqua Dev brutalement. De la part de l’Intendant d’Amakna.
- Denetor en personne t’a demandé d’effectuer une mission ? fis-je, incrédule.
- Qu’est-ce que c’est ? répéta mon ami félin, blasé d’avance.
- La Presqu’île des Dragoeufs pose problème. Elle est visiblement ravagée par une créature qu’on ne connaît pas, mais qui a dévasté et dévoré nombre d’aventuriers malachanceux.

Je m’aplatissais petit à petit sur ma chaise, peu sûr de vouloir entendre la suite. Le dernier combat avait déjà été rude, celui-ci promettait d’être plus terrible encore.

- Et la milice… commença Ilthorn.
- Est déjà sur les lieux, termina Dev. Mais elle n’arrive à rien, et Denetor est obligé de contacter des mercenaires pour s’occuper de l’affaire. Il ne faut pas que la créature puisse quitter la Prequ’île. Ce serait désastreux !
- Tu veux donc qu’on aille se débarrasser du monstre ? demandai-je d’une petite voix.
- C’est plus ou moins l’idée, sourit Dev. Mais il faut se hâter, sinon un nombre incalculable d’innocents seront encore sacrifiés !
- Attends, attends, Dev ! Qu’est-ce que j’y gagne dans l’histoire ? interrompit notre cupide Ecaflip.

Je le regardais avec de gros yeux.
- J’espère que tu rigoles, là ! m’offusquai-je.
Ses yeux pétillaient.
- Bien sûr, ami maître du temps ! De toute manière je sais déjà ce qu’il y a de précieux sur cette Presqu’île. Saviez-vous que les coquilles de Dragoeufs sont très prisées ces temps-ci, à Bonta ? Il paraît que cela sert de mosaïques chez les plus riches habitants de la cité, confia-t-il en un clin d’œil. Dev, j’en suis sans aucun problème.

Tout deux se tournèrent vers moi, en attendant une réponse. Avais-je le choix ? Je n’avais vraiment, mais vraiment pas envie de me mêler à un autre combat suicidaire. « Des innocents sacrifiés avait-dit Dev… Ah, fichue morale !
- Je viens aussi, bougonnai-je finalement.
- Mes amis, allons-y ! exulta Dev.


-----


De sa cape, Dev sortit trois petits flacons. Je reconnus des potions de rappel, petites merveilles concoctées par les maîtres alchimistes. Avais-je seulement eu le choix ?

Le pont qui relie la Presqu’île des Dragoeufs à Amakna grouillait de soldats de la milice. Désordonnés, il semblaient hésiter entre empêcher les aventuriers de passer et les laisser régler le problème à leur place. Dans un coin moins exposé, près de la berge, les blessés étaient regroupés et soignés par une équipe d’infirmiers disciples d’Eniripsa. Cette vision mouvementée était proche du chaos.

Reprenant confiance, j’empoignais mes compagnons pour les faire traverser la foule. Un officier tenta de nous arrêter mais mon laisser-passer signé du sceau de l’Intendant Denetor lui cloua le bec. Promptement, il nous mena jusqu’à l’autre bout du pont et nous souhaita bonne chance.

Après le brouhaha du tumultueux pont, j’ai accueilli le silence exotique de la Presqu’île avec soulagement. Il n’y avait pas âme qui vive. Je fis signe à Zordor et Ilthorn d’avancer prudemment et d’éviter de faire du bruit inutilement. Les Dragoeufs étaient de terribles adversaires, à ce qu’on disait. En tant normal, j’aurais accepté toute défi avec enthousiasme, mais cette fois, nous étions en mission officielle. Pas le temps de s’amuser !

Autrefois, cette région florissante présentait une bourgade agréable et tranquille, où il faisait assurément bon vivre. Aujourd’hui toutefois, les ruines de l’ancienne ville s’étalaient tristement jusqu’à la côte, envahies par les mauvaises herbes et les troupeaux de dragoeufs.

L’épée sortie du fourreau, je conduisis mes compagnons entre les habitations délabrées vers la place centrale. J’étais sur mes gardes, ne sachant pas du tout à quoi m’attendre. Le silence oppressant arrivait même à alarmer mon vaillant cœur de Iop. Seul le vent hurlait au travers des toits effondrés et des larges brèches. J’espérais ne pas tomber dans une embuscade…

C’est en dépassant ce qui devait jadis être une taverne que nous vîmes les premiers signes de la créature. De gigantesques traces s’étalaient un peu partout sur le sol, comme si on avait combattu à cet endroit quelque fabuleux monstre. L’auberge présentait une série de failles béantes, signe qu’un majestueux coup de griffe avait manqué détruire complètement la bâtisse.

Je vis Zordor frémir à cette vue.

- Vous imaginez la taille de la bête ? dit-il d’un ton tremblant. Et vous pensez vraiment qu’on pourra s’en charger ?
- Ne t’en fais pas, Zordor, on en est capable, assurai-je. J’ai un plan.
- Pas besoin, fit Ilthorn avec un sourire presque sadique. On fonce dans le tas et tout ira bien !

Je haussais un sourcil. C’était pourtant moi le disciple de Iop, ici. Et même moi je n’aurai osé émettre une telle affirmation. J’espérais qu’Ilthorn n’allait pas trop sous-estimer notre adversaire.

- En tout cas, il faut déjà le trouver, ce bestiau ! s’exclama Ilthorn. Où peut-il bien se cacher ?
- Les traces indiquent qu’il est parti vers le sud-ouest de la Presqu’île, indiqua Zordor. C’est la partie la plus sauvage de l’île aussi faudra-t-il faire extrêmement attent…

Un mouvement dans les buissons derrière nous attira mon œil expert. Je fis taire mon camarade Xelor d’un signe et me préparai au combat. C’est là qu’ils surgirent de tous les côtés.


-----


Il en arrivait de partout. Des dizaines de dragoeufs nous avaient encerclés. Si j’arrivais à récolter ne serai-ce que la moitié de leurs coquilles, je serai un homme riche ! Je me jetais dans la mêlée avec enthousiasme, sans perdre de vue mes compagnons. Dev observait les alentours d’un œil avisé, l’épée à la main. Il cherchait sans doute un adversaire à sa taille. Zordor, comme chaque fois qu’il était sous pression, se surpassait. Il avait sorti son marteau et menaçait quiconque l’approchait de trop près de l’écrabouiller sans sommation.

Un coup de griffe par ci, un coup d’épée par là ! C’était amusant de voir ces dragoeufs se rétracter sous leur coquille chaque fois qu’on les attaquait. Le problème, c’est qu’ils n’avaient pas l’air de souffrir plus que cela. Dev semblait rencontrer le même soucis. Leurs coquilles étaient plus dures qu’une carapace, comment passer ces défenses ? A cette vitesse là…
- Hé ! appelai-je Zordor, comment on fait pour passer ces boucliers ambulants ? Ce ne sont que des amuses-gueules et pourtant je ne leur fait pas une égratignure !

D’une main experte, le Xelor ralentit le temps pour son reptilien opposant, esquiva le coup de queue d’un autre et vint me rejoindre.
- Si on regarde leur métabolisme, je dirais qu’ils ont développés un système de défense à partir de la coquille dans laquelle ils sont nés…
- Epargne moi ton blabla, Zord’ ! protestai-je en repoussant un saurien peu amical. Je veux juste savoir comment je peux les vaincre, pas connaître le cycle de vie des dragoeufs !
- Dans ce cas, je dirais qu’il faut frapper dans la chair, quand ils ne se protègent pas sous leur coquille.
- Ah bah voilà, quand tu veux ! souriai-je.

Alors, comment faire pour vous faire sortir de l’œuf, petits dragoeufs ? Je grimpais agilement sur un rocher avant de sauter sur ma proie et de lui asséner un coup de griffe. Trop tard, mes griffes ne heurtèrent que la solide coquille, la rayant au passage. Mais c’était exactement ce que j’attendais : sitôt au sol, je bondis à nouveau, l’épée en avant. A peine le dragoeuf fut il sorti de sa coquille que je le transperçais de part en part.

- Yahou ! m’écriai-je. Hé, Dev ? Dix kamas que j’en achève plus que toi !
- D’accord, mais pas de tricherie ! Zordor, tu seras l’arbitre, et interdit de ralentir les ennemis pour donner l’avantage à l’un de nous.

Ah, ce bon vieux Dev et son sens de l’impartialité ! J’étais sûr qu’il accepterait le challenge. Pas pour les kamas, non, mais pour le combat. Les Iop ne refusent jamais un défi !

Quelques cadavres plus tard, Zordor semblait s’ennuyer ferme. Il s’était réfugié dans une téléportation spontanée sur le toit d’une maisonnette, et attendait qu’on ait terminé le combat. Je me demandais où en étaient les comptes et j’étais sur le point de lui demander quand un bruit inquiétant se fit entendre. Dev se débarrassa d’un dragoeuf imprudent et tourna la tête vers le Sud, les yeux alertes. La terre se mit à trembler sous nos pieds, alors que le bruit se répétait, plus proche cette fois.

Je vis une gigantesque météorite s’élever dans le ciel, et se diriger à pleine vitesse vers le refuge de Zordor. Je n’eus pas le temps de crier une mise en garde avant qu’elle ne lui arrive droit dessus.
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MessageSujet: Re: Night Fate   Mer 11 Mai - 21:39

Chapitre 3

Tandis que je me remémorais les scores du Iop et du félin, une ombre est venu masquer mon exercice de mémoire. Le temps de lever la tête, je n'attendis pas une seul seconde de plus, je fuis vers mes amis à l'aide de mes pouvoirs. Une aubaine, cette malédiction avait carrément pulvérisée la maisonnette et la secousse me fit perdre l'équilibre.

De nouveau debout, mes compagnons et moi même étions face à notre confrontation. La créature devait mesurer 6 mètres de haut, ses yeux rouges étaient ingurgités de sang, ses crocs et ses griffes brillaient d'efficacité. L'énorme saurien de couleur verdâtre n'avait plus qu'en commun avec le dragoeuf cette immense coquille verte au dessus de la tête.

J'ai une envie pressante de fuir, de devoir me cacher afin de survivre. Mes jambes ne peuvent plus supporter la vue de ce fléau, de ce monstre de destruction, je dois trouver une issue. Dev en est surpris et essaye déjà d'analyser la situation. Le crépuscule commençait à tomber, l'ecaflip n'en fut que ravi, ses yeux lui seraient d'une grande aide.

Comment faire face à cela? Mes deux compagnons cherchent déjà à lui faire face que moi je ne peux bouger... réfléchir, il fallait du temps... Mais oui du temps!! Je maintiendrais une faille spatio-temporel si tout se passe mal. M'échapper me priverait de mes amis, je dois donc faire face. Me relever et regarder de quoi nous sommes capable.

J'empoigne mon marteau et sous l'approbation de Dev' je file derrière à la recherche de faiblesse effective.

La bataille venait de commencer, le lézard géant venait de se lancer à la poursuite du Iop. Soyons lucide, il fallait faire vite, notre paire de bras ambulant suffoquait déjà au premier coup encaissée. Dépêchons, la vitesse manque. D'un claquement de doigt, j'imprégnai mon marteau de ma magie ralentissante, d'un bond j'arrivai à hauteur de l'épaule du dragoeuf corrompu. Son regard glacial me donna la gniaque et je frappa de toute mes forces son épaule. Le reptile hurla de désarroi et de furie, il agita son autre membre dans tout les sens dévastant tout autour de lui, ne laissant qu'une vague ring vierge sans autre décor que des débris de briques et de brindilles.

Le combat s'annonçait mal.

Dev' se releva et reprit sa position d'adversaire principale. Il tenait les assauts diminués du reptile avec plus d'aisance, essayant par moment de frapper quelque endroit afin de découvrir une faille. Je compris rapidement que mon rôle allait de devoir soutenir mon partenaire le plus longtemps possible. Je ne peux me résoudre à compter sur notre tête brûlée pour trouver la faille.

Retenir mon ami écailleux était effrayant mais quelque chose m'animer. Je ne pouvais pas laisser mes amis ici. Je tiendrais et si il le faut, je ferai mon portail au dépit de mes bandelettes!

---

MON-STRU-EUX!

Tout simplement bellissime, on ne pouvais trouver meilleur adversaire! Ce satané lézard avait sonné à la bonne porte! Je sautai et esquivai ses assauts. Saut rapide, hop au dessus de la queue, PAF coup de dagues. Rien. Aussi dur que la coquille de ses précédents frangins. Je profitai de la diversion faite par la iop, quel voleur celui là, se tapait tout l'honneur en face à face.

J'ai l'air d'un sacré branquignole à grimper sur le bestiaud. J'arrive sur sa coquille, glissante, j'ai failli me retrouver les quatre fers en l'air. Hop virevolte, un saut plaqué, on sort les griffes, Slack! la coquille ne se raye pas, les dagues ne l'entaillent pas non plus. Il semblerait que notre gros lézard ne sachent pas que je sois ici. Idéal.

Je tiens ma chance. matérialisation, hop mon jeu de cartes favori. D'un coup d'un seul je me concentre, le reptile semble ne plus bouger. Je jette les cartes, ça virevolte autour de moi, drôle de sensation... comme à chaque fois, si j'ai faux, je me plante et bye bye à l'hosto. Concentration, REKKOP! D'un coup les cartes partent et scraaaaaatch sur la coquille.

Je vais voir: Impossible. Même pas une égratignure, les cartes sont ruinées, fauchées, les bords entaillés. Je n'en reviens pas. Je les dématérialise en reprenant conscience que ce coup n'est pas passer inaperçu. le coup de patte que je viens d'esquiver me le confirme. Ironie, il me chasse mais ne semble pas préoccupé. Comment? Où est sa saleté de faille?

Je me laisse tomber, rematérialisation de cartes. tant qu'à faire, elles sont fichues, un peu de feu devrait le faire gigoter, Schlak Topkaj en plein milieu du dos. Je ré-attéris, j'esquive le coup qu'il me destine, j'observe. Rien. Même pas la marque d'une brûlure.

Ce truc est blindé. Aucune trace de faiblesse, mes cartes ne peuvent rien, je n'arrive pas à lui faire ne serait ce qu'une éraflure. Dieu ecaflip, je vais me remettre à vous.

D'un regard dev' compris de suite ce que j'allais entreprendre et commença à s'enerver pour mieux prendre tête au bestiaux, Zordor commençait à peiner, tu m'étonnes ça fait presque une heure qu'on essaye de le balafrer sans rien réussir... Je desepère et je fatigue, je vais en finir sur le champ avec l'enseignement de ce vieux dingue.

Derrière, hop bond, hop esquive de la queue hop grimpe sur le dos, appuis main, appuis pied, bond, pirouette, sur la coquille. je me concentre, je prie Ecaflip, je matérialise mes cartes autour de moi. Cercle de cartes formé. Appuis pieds Okay. Je concentre ma force et TSLAAAAAAAAK!

Je glisse, je n'entend plus rien... oh merde je ne saurai peut être jamais.

---

Du fond des entrailles de la Terre, un grondement se fit entendre, je recule plus par instinct, mon adversaire essaye de me charger et soudain... d'énormes crocs sortent du sol!! le lézard saute mais se fait happer une jambe. la gueule le mord d'une puissance effroyable, on entend crisser le contact de la peau du saurien et celui des dents quand finalement le saurien fut jetter par la gueule plein sud.

Zordor ne vit le coup arriver, il tomba net malgré mon cri de détresse. Ilthorn a flanché lors de l'attaque. Il ne devait pas encore maitriser cet art. Je suis seul, épuisé et mes membres tout engourdi. Mon épée commence à être émoussé et mon adversaire se relève apparemment sans blessure aucune.

Incroyable, il aura être blesser mais la seule chose qu'il a de moins est de l'orgueil de s'être fait jetté. Sa charge est cruciale, mon énervement est bientôt à son maximum. Mes gestes sont réduits, sans Zordor il est de nouveau à vitesse réélle et sa puissance également. Je n'arrive pas à le contrer.

Cette situation m'agace d'autant plus, ça fait cinq minutes que ma colère grimpe, qu'elle commence à m'envahir. Harcèle moi, piétine moi, tu ne goûteras qu'à plus de vengeance. Ses coups de griffes sont Insupportables. Je bouillonne, je vois rouge, je ne sais plus quoi faire à part taper.

D'un coup je perdit le contrôle et une nouvelle épée se matérialisa, j'observai comme un spectateur ce que je fis pendant ses court secondes. Je me vis dégainer cette nouvelle épée puis trancher net une griffe du monstre. Une fois cette acte terminée je me retrouvai totalement conscient, ma vieille épée émoussée à la main.

Le dragoeuf hurlait de douleur et s'agitait dans tout les sens. J'en profitait pour récupérer mes amis inconscients. Une fois hors d'atteinte, je me retrouve face au saurien. Il avait l'air calme. Ses yeux étaient devenus bleu. Il avait changé et semblait vouloir me parler.

- Oui qu'y a t-il?
- Tu as réussis ce qui a été impossible pour beaucoup, dit le lézard d'une voie rude et cavernale.
- Te vaincre relève d'une épreuve à grande difficulté.
- Le problème est que votre exploit est vain. Et que je dois vous confier une tâche.
- Vain? nous avons mit toute notre volonté et notre force dans ce combat.
- Oui mais à chaque nouvelle confrontation je deviens plus fort, et donc de moins en moins battable. Et vu que vous avez étés les premiers à me battre vous êtes donc les nouvelles personnes maudites.
- En quoi consiste cette malédiction?
- Chaque pleine lune, comme celle ci, je perds le contrôle de moi même... et mes derniers gardiens ont péris. Si personne ne me calme, je détruit... beaucoup... sans savoir.
- Il suffit donc de te tuer.

Sur ses mots je sortit mon épée.

- Inutile. Beaucoup ont essayés et c'est en vain... Même moi je n'arrive pas à m'infliger une blessure. Il suffit juste de me faire combattre toute une nuit et mon destin est de nouveau fiable jusqu'à la prochaine pleine lune.
- Je comprend.
- Néanmoins guerrier, sache que tu ne peux te défaire de ta tâche et qu'elle sera ton destin. Nous sommes liés maintenant par le pacte, prends ceci.

Je prit la pierre qui miroitait de milles feux.

- Qu'est ce que c'est?
- Une guildalogemme. Elle te permettra de recruter de nouveaux guerriers. Vous aurez tous le même emblême et chacun aura donc une partie de notre pacte en lui.
- Très bien. Notre destin est donc lié à la lune et toi. Mes deux camarades et moi formeront la Triade. Et notre emblême sera " Night Fate " nous tiendrons notre pacte et viendront à chaque pleine lune pour te soulager de ton lourd fardeau.
- Ainsi soit il.

Et c'est ainsi qu'à chaque nuit de pleine lune, les Nights partent à l'aventure combattre leur ami jusqu'à épuisement au petit matin jusqu'à ce que la malédiction prenne fin.


Auteurs : Shawny & Eva'
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